Le
Moulin
de Tilly a un peu plus de 9 siècles.
L'Évêque Thierry, 41ème évêque
de Verdun (1047-1089) a fait creuser le bief et fait construire
le moulin.
Ce
moulin sert d'ailleurs ''banal'', c'est à dire que les habitants
sont obligés de s'y rendre pour faire moudre leur grain contre
une redevance dus à l'évêque.
Dans
le Pouillé de Roussel et Gillant, nous lisons que Jean de
Richecourt, 64ème évêque de Verdun
(1296-1302) a donné pour la fondation de son anniversaire,
deux rez de froment à prendre sur les moulins de Tilly.
C'est en 1759 que l'on retrouve un écrit sur le moulin de
Tilly qui appartient au chapitre de la Cathédrale de Verdun.
Les
doyens et les chanoines demandent à la communauté
de Tilly, le bois nécessaire à la réparation
du moulin. La communauté, réunie en assemblée
sous la présidence de Nicolas LAMBERT, maire du banc, refuse.
Le chapitre répare le moulin à ses frais, mais assigne
la communauté de Tilly à le dédommager. ...
En
mars 1770, suite à la condamnation faite par la cour du palais
de Metz à l'encontre de la communauté, le maire du
banc, Hubert VIEILLARD, réunit l'assemblée et lui
donne communication des condamnations faites par la cour et qui
concernent les communautés de Tilly et Bouquemont, le moulin
étant aussi utilisé par les habitants de ce village.
Il propose un compromis pour régler ces différents.
Au
début de la révolution, le 4 juin 1791, le moulin
banal qui servait également d'huilerie est vendu comme bien
national du fait qu'il appartenait à l'Eglise.
L'arbre Actuel qui porte la roue date de 1871, il a environ 4 mètres
de long et la roue un diamètre de 2.60 mètres.
A
ce jour, il y a côté usine, le moulin à grains
''meulage'', c'est dans ce local que l'arbre portant la roue extérieure
aboutit, il porte une couronne en fonte de 1.80 mètres de
diamètre avec sur celle-ci des tapines en bois faite de charme
servant de pignon, elle commande un arbre vertical qui va dans le
grenier, sur cet arbre il y a une autre couronne qui commande la
meule ''tournant'' qui écrase le grain sur une autre meule
''dormant''.
Côté Rue du Moulin, il y avait jusqu'en 1927, un bâtiment
où une batteuse fonctionnait avec une roue qui n'existe plus
de nos jours. Ce local a été transformé en
brosserie et a été détruit par en incendie
le 28 mars 1969. ...
Entre
ces deux bâtiments, il y avait l'huilerie, avec 2 pileries
et 2 seniers en presse (matériel pour écraser les
graines et les presser pour faire de l'huile), le tout commandé
par une roue ou deux roues du moulin. Cette huilerie n'existe plus.
Aujourd'hui
il ne reste quasiment rien de ce moulin et de ces bâtiments
annexes, à plusieurs reprises des projets de rénovation
ont été envisagés, sans suite pour le moment.
Sources
: Monsieur Guy GRANDPIERRE, Monsieur Roger DENEE, Monsieur Paul
MARTIN, Le pouillé de Roussel et Gillant, Archives Communales.
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